Accompagner et éduquer

Connaître les thérapies

Les interventions cognitivistes en cas d’autisme

Les interventions cognitivistes dédiées au TSA aident les personnes autistes en facilitant les apprentissages et leur intégration sociale.

Comment aborder le domaine cognitif  ?

Les troubles cognitifs associés à l’autisme

Les troubles cognitifs présents chez une personne autiste entravent les fonctions qui permettent les apprentissages comme :

  • la mémoire ;
  • l’attention ;
  • la perception du temps et de l’espace ;
  • le raisonnement ;
  • la communication de la pensée par le langage ;
  • la non-perception de l’implicite ;
  • la non-perception de l’abstrait.

Les personnes autistes rencontrent des difficultés à décoder les signaux sociaux et non verbaux et à reconnaitre les émotions. La compréhension du monde qui les entoure se trouve donc déformée.

Ces troubles du traitement de l’information donnent lieu à un retard significatif dans les apprentissages de base (lecture, mathématiques, écriture…) et dans les interactions sociales. C’est pourquoi des interventions spécifiques sont nécessaires pour développer les capacités cognitives des personnes présentant un TSA. Nous rappelons ici l’importance d’un diagnostic précoce pour un accompagnement des enfants autistes dès leur plus jeune âge.

Les enjeux des thérapies cognitivistes

L’approche cognitiviste préconise en effet une prise en charge précoce de l’enfant autiste pour travailler sur ses différentes difficultés durant la période de plasticité cérébrale optimum.

Les interventions cognitivistes consistent à établir des stratégies facilitant le développement des capacités cognitives des personnes avec autisme. Elles contribuent à aider à l’acquisition de nouvelles compétences. Grâce aux thérapies cognitivistes, les personnes avec TSA apprennent également à reconnaitre et à exprimer leurs émotions et à identifier celles des autres.

Des interventions adaptées à tous les âges

Pour les enfants et adolescents

Dans le cadre d’une intervention cognitive, les enfants et les adolescents disposent d’un projet personnalisé. Ce projet comprend des objectifs de développement de leurs compétences cognitives. Avant l’âge de 4 ans, chaque enfant bénéficie ainsi d’interventions éducatives précoces et structurées. Ces interventions thérapeutiques donnent lieu à un accompagnement par une équipe pluridisciplinaire : orthophoniste, psychomotricien, psychologue, éducateur... Les enfants autistes accèdent alors à des activités pédagogiques et ludiques adaptées à leur développement cognitif et à leur âge. L’aménagement de leur environnement leur apporte une bonne connaissance des activités instaurées et une stabilité propice aux apprentissages. La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande ce genre d’interventions cognitivistes, et notamment dans le cadre du programme TEACCH.

Pour les adultes

Les interventions cognitivistes ne sont pas uniquement réservées aux enfants. Les adultes avec autisme peuvent suivre ce genre de thérapie tout au long de leur vie. Certains vont ainsi bénéficier d’un apprentissage individuel, sur des situations en semi-autonomie ou en autonomie.

Chez les adultes, les interventions cognitivistes consistent à évaluer les compétences acquises et émergentes, ainsi que les échecs. Ces thérapies procèdent notamment à l’évaluation des capacités des adultes autistes à reconnaitre les émotions. Ces derniers participent alors à des ateliers d’apprentissage et à des mises en situation réelle. Ils disposent également de nombreux supports visuels et concrets, notamment d’outils d’expression des émotions. Ces méthodes d’apprentissage les aident à mieux cerner leurs émotions et celles de leur entourage.

La remédiation cognitive

La remédiation cognitive fait partie des thérapies permettant d’améliorer la vie quotidienne des personnes. Coordonné par un professionnel de santé formé, ce programme repose sur des stratégies qui renforcent leurs compétences cognitives. Par l’intermédiaire d’un bilan neuro cognitif et socio-cognitif, il détermine les capacités de mémoire, d’attention, de planification et de reconnaissance émotionnelle. La remédiation cognitive a donc une visée rééducative puisqu'elle a pour but de réduire les troubles cognitifs associés. En proposant des exercices oraux ou écrits dans le cadre de programmes individuels ou collectifs, elle permet d’acquérir des compétences pour mieux appréhender des situations auxquelles les personnes pourraient être confrontées.